L'insémination artificielle
L'insémination
est une technique simple et indolore d'Aide Médicale à la
Procréation. Elle est réservée aux
couples dont la femme a des trompes perméables,
lorsque les traitements d'induction de l'ovulation sont
restés inefficaces ou lorsqu'il existe une baisse
de la qualité du sperme.
La première publication scientifique concernant l'insémination
artificielle avec sperme du conjoint est écrite en 1790
quand John Hunter injecte, à l'aide d'une plume, dans la
cavité vaginale d'une femme le sperme de son mari souffrant
d'un hypospadias*. Une grossesse normale en résultera.
Cet
exemple montre combien l'insémination est loin
d'être une technique nouvelle.
Plusieurs
types d'insémination sont possibles : |
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Le
principe de l'insémination intra-utérine
est simple, il consiste à déposer à l'aide
d'un petit cathéter* souple, les spermatozoïdes*
dans la cavité utérine.
Ceci répond à deux objectifs fondamentaux : le premier
est de faire passer aux spermatozoïdes* la barrière
représentée par la glaire cervicale* parfois hostile
; le deuxième objectif est de rapprocher les spermatozoïdes*
du lieu de fécondation (trompes), ce qui peut avoir une
grande importance notamment dans les asthénospermies*.
Au cours de ces dernières décennies l'insémination
intra-utérine a vu ses indications se multiplier. C'est
la technique d'aide à la procréation proposée
en premier chez les femmes infertiles, à trompes saines. |
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| Les
indications d’insémination les plus rencontrées |
1
- Facteur cervical
 insuffisance
qualitative
 insuffisance
quantitative
 tests
post-coïtaux* négatifs
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 oligo/asthéno/tératospermie*
 éjaculation
rétrograde*
 infection
chronique du sperme
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| 3
- Insémination artificielle avec sperme de donneur |
| 4
- Stérilités immunologiques* |
| 5
- Stérilités inexpliquées après échec
de 6 cycles de stimulation |
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| Comment procède-t-on ? |
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Grâce
aux progrès de la biologie de la reproduction
il a été possible de connaître exactement
les caractéristiques des ovocytes* et des spermatozoïdes*,
de la fécondation et de la survie des gamètes*.
De plus, l'évolution en FIV* a permis de mieux
maîtriser les protocoles de stimulation ovarienne.
Il y a possibilité de fécondation si des spermatozoïdes*
fécondants sont présents dans la trompe entre 0
et 16 heures après l'ovulation, soit 38 à 54 heures
après la montée du taux de LH* ou après
l'injection d'hCG*.
L'IIU doit être pratiquée au moment optimal pour
espérer une fécondation. Ceci sous-entend de connaître
le plus précisément possible le moment de l'ovulation
et ne peut donc s'envisager que si le cycle a été soigneusement
monitoré grâce à des dosages hormonaux (oestradiol*,
LH*) et à des échographies.
Afin d'être sûr de la réalité de l'ovulation,
une ampoule d'hCG* est administrée à la patiente.
Le
principe de ce traitement est simple. L'ovulation de la
femme est optimisée grâce à un traitement
de stimulation ovarienne.
Un monitorage folliculaire est réalisé par des
dosages hormonaux et des échographies pour surveiller
la croissance des follicules* (il faut compter une moyenne de
2 à 3 contrôles). Lorsque la taille de 1 ou 2 follicules*
est jugée optimale l'ovulation est déclenchée
par une injection intramusculaire d'hCG*.
L'ovulation a lieu 36 heures après cette injection et
c'est le moment idéal pour pratiquer l'insémination
après préparation du sperme au laboratoire. |
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| Préparation du sperme |
Le
sperme est recueilli le plus fréquemment par masturbation.
Dans certains cas les spermatozoïdes* peuvent être recueillis
dans les urines en cas d'éjaculation rétrograde*.
Une abstinence sexuelle est recommandée pendant les 3 jours
précédant l'insémination, il est souhaitable
qu'elle ne dépasse pas 5 jours.
Parfois on a recours à des paillettes de sperme de donneur
dans les cas où le partenaire du couple souffre d'une azoospermie*
ou d'une altération très importante de la qualité du
sperme et où l'ICSI* n'a pas permis d'obtenir de fécondation.
Le
traitement in vitro (au laboratoire) du sperme éjaculé a
plusieurs objectifs : |
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éliminer
le liquide séminal et ses facteurs inhibiteurs du
pouvoir fécondant des spermatozoïdes* |
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sélectionner
les spermatozoïdes* les plus mobiles |
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améliorer
la mobilité des spermatozoïdes* |
La
préparation des spermatozoïdes* se fait
par une série de lavages et de centrifugations.
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| Étapes
d’un cycle d’insémination |
1
- Traitement
inducteur pour favoriser le développement de 1 ou
2 follicules*
 ce
traitement consiste en des injections sous-cutanées
 surveillance échographique
et hormonale
 déclenchement
de l'ovulation quand le follicule* dominant atteint
un diamètre de 18 mm
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| 2
- Déclenchement de l'ovulation par une injection
d'hCG* |
3
- Jour de l'insémination 38 heures après
l'injection déclenchante
 préparation,
au laboratoire, du sperme éjaculé le
matin même ou décongélation de
paillettes en cas de sperme congelé (par exemple
sperme de donneur)
 insémination
(geste indolore) à l'aide d'un petit cathéter*
souple qui permet de déposer les spermatozoïdes*
préparés dans la cavité utérine.
Si le col de l'utérus est infranchissable,
le sperme est injecté à l'aide
d'une petite aiguille dans la cavité pelvienne
où baignent les trompes (FIP)
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4
- Test de grossesse, en moyenne 20 jours après
l'insémination en cas d'absence de règles
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| Risques du traitement |
Les
risques inhérents à l'insémination
sont faibles. Dans le cas où la stimulation ovarienne
a provoqué la croissance de plusieurs follicules*
de plus de 14 mm, il y a un risque de grossesse multiple
qui doit faire interrompre le traitement. En effet, les
grossesses multiples sont associées à un
risque d'avortement plus ou moins tardif et à un
risque de prématurité importants. Dans
ces conditions, il est nécessaire d'arrêter
le traitement et de recommencer un autre traitement avec
des doses plus faibles.
Le
risque de réponse excessive explique la nécessité de
surveiller ce genre de traitements par échographie.
En cas de réponse trop importante, la femme peut
présenter des douleurs pelviennes (dues au volume
des ovaires*). Toutefois malgré toutes les précautions
et tous les contrôles, le taux de grossesses gémellaires
reste aux alentours de 20 %.
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| Les résultats de l'insémination artificielle |
Les
chances d'obtention d'une grossesse sont de l'ordre de
15 à 20 % en fonction de la qualité du
sperme et de la fertilité de la femme.
*
cf. glossaire
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