Introduction
Le désir
d'enfant est un motif de consultation qui va concerner 15 % des
couples dans les pays occidentaux.
En France, la fécondabilité dans
la population générale est estimée autour d'une
moyenne de 25 % par cycle. À partir d'enquêtes réalisées,
on peut montrer qu'environ 10 % des couples ont une fécondabilité
réduite inférieure à 10 %. Après un
an, la moitié de ces couples n'aura toujours pas conçu.
Mais si on leur laisse du temps, on constate qu'à la fin
de la seconde année, trois sur quatre de ces couples auront
conçu.
La fécondité d'un couple est souvent
une affaire de patience.
On voit donc qu'une absence de conception après
un an de désir de grossesse ne devrait pas être considérée
comme un indicateur de stérilité, mais plutôt
d'hypofertilité. Ceci peut justifier la mise en route d'un
bilan mais pas la mise en oeuvre d'un traitement, sauf pathologie
clairement identifiée.
L'âge reste le deuxième élément
essentiel dans l'approche de l'infertilité. La fécondité semble
diminuer dès 30 ans et l'infertilité augmenter au-delà de
35 ans. Il faudra tenir compte de la conjonction de ces 2 facteurs, âge
et durée de l'infertilité, pour au moins déterminer
la rapidité du bilan.
Nous remercions le Docteur Karima Bettabar-Lebugle
pour sa collaboration à la rédaction de cette brochure. |