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Brochures :
Le guide de l'Adoption |
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Comment
adopter ? |
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L'agrément
C’est un préalable indispensable.
Il sert à déterminer si
les postulants présentent
les qualités morales, affectives,
éducatives, matérielles, psychologiques
et familiales nécessaires
pour accueillir, élever
et aimer un enfant déjà né et
porteur de sa propre histoire.
C’est un garde-fou pour les
enfants comme pour les postulants.
Il a une valeur nationale
et est valable cinq ans.
C’est le président du Conseil général du département
de résidence des postulants
qui le délivre ou non, après
avis d’une commission qui étudie
l’enquête psychosociale conduite par
le service de l’Aide sociale à l’enfance
(ASE). Le président du Conseil général doit se prononcer dans
les neuf mois à partir de
la confirmation de la demande
d’agrément. Le taux national
de refus est d’environ 10 %.
Mais il faut souligner que
l’agrément n’aboutit pas toujours
à une adoption : bien
des postulants titulaires d’un
agrément abandonnent ensuite
leur projet.
La procédure d'agrément
comprend:
- la constitution d’un dossier de demande ;
- une ou plusieurs réunions d'information;
- des évaluations sociales (enquête d’un travailleur social) et psychologiques
(rencontre(s) avec un psychologue ou un psychiatre), qui donnent
lieu à un rapport ;
- l'avis d'une commission.
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"L'agrément fut une période intense.
Ce temps qui nous était imparti pour parler de notre
futur enfant lui permettait à lui, hypothétique
bébé quelque part dans le monde, et à nous,
futurs parents, de prendre place dans une histoire qui devenait
conjointe. Je me sentais "en grossesse psychologique à durée
indéterminée".
Notre enfant prenait vie, forme dans nos têtes, notre coeur, notre histoire
familiale."
(Frédérique, Maman
adoptive de Gaël). |
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Un
enfant né en France
Après l’obtention de l’agrément, deux hypothèses peuvent aboutir à l’adoption
d’un enfant né en France :
- Adoption
d'un enfant pupille de l'Etat
Les enfants pupilles de l’État se
trouvent sous la responsabilité du
préfet qui en est tuteur. C’est le
Conseil de famille, instance officielle
réunie sous l’égide du préfet, qui
consent à l’adoption de l’enfant abandonné
et choisit la famille à laquelle
attribuer l’enfant adoptable.
Celle-ci est choisie parmi les familles
titulaires d’un agrément en vue
d’adoption et proposées par le service
de l’Aide sociale à l’enfance, presque
exclusivement dans leur département
de résidence. Bien entendu, le choix
de la famille se fait essentiellement
en fonction de critères inhérents à
l’enfant et à son histoire, et le Conseil
de famille peut, dans l’intérêt d’un
enfant précis, élargir sa recherche de
parents à d’autres départements.
Le préfet et le Conseil de famille fixent
la date du placement en vue
d’adoption. La mise en relation
entre la famille et l’enfant est organisée
par le service de l’Aide sociale
à l’enfance.
L’enfant adoptable se trouve, le plus
souvent et selon les départements,
à la pouponnière du Centre départemental
de l’enfance s’il s’agit d’un
nourrisson, dans une famille d’accueil
de l’Aide sociale à l’enfance s’il est
plus grand.
- Adoption d'un enfant pupille de l'Etat par l'intermédiaire
d'un Organisme autorisé pour l'Adoption (O.A.A).
Certaines associations privées, dénommées
OAA (on les appelait autrefois les “ oeuvres d’adoption
”), sont autorisées à recueillir et à
placer des enfants nés en France en vue d’adoption,
avec l’avis d’un Conseil de famille.
Il faut, au préalable, que la candidature des postulants,
déjà titulaires d’un agrément en vue
d’adoption, ait été retenue par l’organisme.
Mais le nombre d’enfants recueillis est très faible.
Certains OAA sont spécialisés dans le placement
d’enfants handicapés (Emmanuel, l’Eau de Vie,
Vivre en Familles).
La mise en relation est organisée par l’OAA dans
l’institution qui a accueilli l’enfant pendant deux
mois (délai de rétractation des parents de naissance)
ou chez une famille d’accueil de l’association.
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Un
enfant né à l'étranger
Le choix d’adopter à l’étranger signifie une démarche plus active :
dans certains cas, même, une totale maîtrise du projet.
- Adoption
en démarche individuelle
La majorité des adoptions internationales
se fait par démarches individuelles.
Ces démarches doivent être
effectuées dans le strict respect des
règles et des procédures du pays d’origine
de l’enfant en même temps que
dans celui des règles françaises,
les unes et les autres inspirées de
la Convention internationale des droits
de l’enfant (CIDE) et régies par
des conventions bilatérales ou internationales
telles que la Convention
de La Haye en matière d’adoption
internationale.
La première démarche des postulants
consiste à recueillir des renseignements
sur les modalités d’adoption
dans le ou les pays qui les intéressent
pour savoir s’ils remplissent les conditions
exigées par ces derniers.
L’Agence française de l’adoption (AFA)
est chargée de fournir aux postulants des
fiches sur les pays - dès maintenant pour
tous les pays ayant ratifié la Convention
de La Haye et avant la fin de l’année 2008
pour l’ensemble des pays - les informant de la législation
en vigueur, des procédures à suivre et
de la constitution des dossiers.
Les postulants constituent eux-mêmes
leur dossier. Si le pays retenu est signataire
de la Convention de La Haye,
l'AFA transmet le dossier et reste
en contact avec les autorités compétentes
du pays d’origine. Si le pays retenu
n’est pas signataire de la
Convention de La Haye, il appartient aux postulants de prendre directement
contact avec les autorités locales
habilitées par leur pays pour conduire
des procédures d’adoptions internationales
après avoir vérifié la fiabilité de
leurs informations et d’en informer la
Mission de l’Adoption Internationale (MAI)
dépendant des ministères des Affaires étrangères, de la Justice et des Affaires
sociales, tant que l’AFA n’aura pas pris le
relais.
La loi de juillet 2005 qui a créé l’Agence
française de l’adoption, a prévu que celle-ci
ait des correspondants dans les différents
départements dont le rôle consiste à assister
les candidats à l’adoption dans toutes leurs
démarches et à servir de correspondants
entre l’agence et les candidats. L’AFA devrait
aussi avoir des correspondants dans les
principaux pays d’origine des enfants
- Adoption
par l'intermédiaire d'une O.A.A. (Organisme autorisé pour l'Adoption)
Certains pays comme la Corée ou l’Éthiopie, imposent le passage par un OAA
pour confier leurs enfants. Il convient alors
de faire accepter sa candidature par l’un
de ces organismes habilités dans leur
département de résidence.
En contact étroit avec un ou plusieurs pays
de leur choix, ils prennent en charge
l’envoi de la demande et son suivi ainsi
que l’ensemble des formalités. L’attribution
de l’enfant est faite généralement par
le pays d’origine.
En France, moins de 40 % des adoptions internationales
se font par l’intermédiaire des OAA :
même si ce chiffre est en progression
ces dernières années, la sélection des
candidatures est inévitable.
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