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Brochures :
Le guide de l'AMP |
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ASPECTS
JURIDIQUES DE L’AMP |
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Lassistance
médicale à la procréation (AMP) a créé des
situations nouvelles pour les parents, pour les enfants à naître...
et pour les médecins eux-mêmes
qui ont été
amenés à jouer un rôle actif dans la reproduction
du couple.
Divers textes de loi ont été nécessaires pour
préciser les
conditions dans lesquelles devait s’effectuer la mise en oeuvre
de ces techniques et les responsabilités de chacune des
parties. Il est essentiel que vous connaissiez ces dispositions
avant de vous engager dans une démarche d’AMP.
« L’assistance médicale à la procréation
s’entend des pratiques
cliniques et biologiques permettant la conception in vitro, le
transfert d’embryons et l’insémination artificielle,
ainsi que
toute technique d’effet équivalent permettant la procréation
en dehors du processus naturel, dont la liste est fixée par
arrêté
du ministre chargé de la santé, après avis de
l’Agence de
biomédecine ». (art L 2141-1) |
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CONDITIONS À REMPLIR
PAR LES COUPLES CANDIDATS
À UNE AMP (INSÉMINATION ARTIFICIELLE
OU FÉCONDATION IN VITRO) |
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La loi précise
les circonstances dans lesquelles l’AMP est justifiée
:
- pour répondre à la demande parentale d’un couple
en cas « d’infertilité médicalement
constatée » ;
- pour éviter la transmission à un enfant ou à un
membre du couple, d’une maladie
particulièrement grave (ce qui permet si nécessaire
le recours à un donneur
anonyme).
L’assistance médicale avec un tiers donneur peut être également
justifiée :
- lorsqu’il existe un risque de transmission d’une maladie
d’une particulière
gravité à l’enfant ou à un membre du couple,
même si, il ne s’agit pas d’un cas
d’infertilité ;
- lorsque les techniques d’assistance médicale à la
procréation au sein du couple
ne peuvent aboutir ;
- ou lorsque le couple dûment informé dans les conditions
prévues dans la loi
(L 2141-10) renonce à une assistance au sein de leur couple.
Le couple doit être un couple hétérosexuel en âge
de procréer. Le couple doit être
marié. En cas de concubinage, le couple de concubins devra
apporter la preuve d’une
vie commune depuis deux ans au moins.
Les deux membres du couple doivent être vivants au moment de
l’intervention (le
décès de l’un d’entre eux ou la dissolution
du couple arrêtent le processus de l’AMP).
La loi française interdit expressément le recours à l’AMP
:
- pour les femmes célibataires ;
- pour les couples homosexuels, même unis par un PACS ;
- après décès de l’un des conjoints ou
concubins.
Par ailleurs, elle interdit expressément le recours aux « mères
porteuses » ainsi que
le « double don de gamètes ». Pour bénéficier
d’une AMP, il faut donc que soit les
spermatozoïdes, soit les ovocytes proviennent de l’un
des membres du couple.
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LES FORMALITÉS ADMINISTRATIVES
PRÉALABLES À L’AMP |
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Les couples candidats à l’AMP
doivent remplir certaines formalités. Pour se conformer à la
loi, le centre d’AMP vous demandera :
- de justifier de votre identité (carte d’identité,
passeport, carte de séjour) ;
- d’apporter la preuve de votre mariage (livret de famille)
ou de votre vie en commun
depuis deux ans au moins (quittances de loyer aux deux noms, certificat
de vie
commune…) ;
- de signer les consentements à l’AMP.
Pour pouvoir mettre en oeuvre une AMP, vous devrez donner, ensemble
et conjointement,
votre consentement pour la technique proposée. C’est
pour cette raison qu’un
formulaire de consentement ainsi qu’un livret d’information
sur la technique vous
seront remis lors de l’entretien au cours duquel votre gynécologue
vous proposera
une AMP et vous expliquera les raisons de ce choix.
Un délai de réflexion d’un mois minimum est imposé après
cette consultation pour
la signature de ce formulaire. Ce délai de réflexion
est obligatoire et doit vous
permettre de bien envisager les avantages et les inconvénients
du traitement
proposé (voir annexe n°1).
Ce document doit être conservé car il est la preuve
de la date de la demande d’AMP.
Par la suite, avant chaque tentative d’AMP, vous n’aurez
qu’à renouveler (toujours
par écrit) votre consentement au traitement proposé (voir
annexes n° 2, 3).
Cette démarche sera la même pour une insémination
comme pour une fécondation
in vitro.
S’il s’agit d’un transfert d’embryons congelés,
il vous sera remis un formulaire spécifique
(voir annexe n° 4).
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LES FORMALITÉS SPÉCIFIQUES
DE L’AMP AVEC DON |
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• Si
l’assistance
médicale
proposée implique le recours à un don de sperme ou
d’ovocyte, la loi impose que le consentement écrit à l’AMP
soit recueilli devant un
notaire ou un juge aux affaires familiales.
Lorsqu'à titre exceptionnel, l’accueil d’embryons
est envisagé, il ne peut avoir lieu
que si le tribunal de grande instance du domicile du couple receveur
en a donné
l’autorisation.
• L’anonymat et la gratuité du
don sont obligatoires. Qu’il s’agisse de don de
spermatozoïdes, d’ovocytes ou d’embryons, le centre
d’AMP est tenu d’assurer
l’anonymat entre donneur (ou donneuse) et couple receveur.
• Le
recours à une AMP avec don impose des conditions sanitaires
de sécurité.
L’objectif est de prévenir le risque de transmission
d’une
maladie infectieuse.
Le temps d’incubation de certaines infections étant
variable, des normes ont été
définies.
S’il s’agit d’une FIV avec don d’ovocytes,
une nouvelle recherche d’une contamination
par le VIH 1 et 2 (virus du SIDA), des hépatites B et C et du
cytomégalovirus
(CMV) est réalisée le jour du début du traitement
de la stimulation ovarienne préalable
au don. Si l’un ou plusieurs de ces contrôles se révèlent
positifs, le don
d’ovocytes ou le transfert des embryons ne pourront être
effectués.
Un couple ayant eu recours à la FIV et n’ayant plus
de projet parental peut proposer
ses embryons pour un accueil par un couple receveur. Ce don se faisant
ultérieurement à la tentative de FIV pour le couple donneur,
et après une procédure
spécifique, les embryons seront conservés en attendant
le transfert chez la
femme du couple receveur. |
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LA FILIATION DES ENFANTS OBTENUS PAR
AMP |
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• Si vous êtes mariés et si la grossesse a été obtenue avec vos gamètes
(spermatozoïdes
et ovocytes), la filiation maternelle et paternelle ne pose pas
de
problème : elle est légitime. La filiation juridique
correspond dans ce cas à la
réalité biologique et elle est établie dès
la naissance.
• Si vous vivez en concubinage et si l’AMP a été pratiquée
avec vos gamètes,
l’enfant né aura le statut d’enfant naturel.
La femme aura dans ce cas intérêt
à faire une déclaration de reconnaissance parce que
la filiation maternelle ne
résulte pas de plein droit du seul fait de la grossesse
et de l’accouchement. La
filiation paternelle sera, elle aussi, établie par la reconnaissance
soit dans l’acte
de naissance soit ultérieurement par acte authentique. Le
père cependant, ne
peut s’y soustraire dès lors qu’il a cosigné le
consentement à l’intervention proposée
par l’AMP. Il est donc obligé de reconnaître
l’enfant
né sinon l’enfant et la
mère pourraient obtenir cette reconnaissance par voie judiciaire.
• Si vous avez eu recours à un don de gamètes (spermatozoïdes ou ovocytes), les
règles fixées par la loi sont à peu près
les mêmes que dans la filiation légitime
(si vous êtes mariés) ou naturelle (si vous êtes
concubins).
Cependant, il existe quelques particularités.
- Lorsque c’est un don d’ovocytes qui a permis d’obtenir
la grossesse, la filiation
maternelle de l’enfant est établie du seul fait de l’accouchement
: bien que n’étant pas génétiquement la
mère de l’enfant, la femme qui a accouché ne
peut
contester cette filiation maternelle, aussi surprenant que ceci puisse
paraître.
La filiation paternelle sera établie dès la naissance
si vous êtes mariés ou par
reconnaissance en cas de concubinage.
- Si c’est un don de spermatozoïdes qui a permis la conception,
que vous soyez
mariés ou concubins, le consentement donné avant la mise
en route de l’AMP rend
irrévocable la paternité vis-à-vis de l’enfant à naître.
La filiation sera légitime si
vous êtes mariés, naturelle si vous êtes concubins.
La loi impose que le consentement à l’AMP avec don de
gamètes soit recueilli
devant notaire ou devant le juge aux affaires familiales afin de
souligner le
caractère de votre engagement
- Si l’enfant né est issu de l’accueil d’embryon,
la filiation sera de type légitime si
vous êtes mariés, naturelle si vous êtes concubins. |
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CONCLUSION |
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L’assistance médicale à la
procréation permet à de nombreux couples de devenir
parents, au terme parfois de longs mois de traitements.
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Dans certains cas, l’AMP n’est
pas possible ou ne donne pas les résultats escomptés,
l’adoption permet de fonder une famille
et d’en offrir une à un enfant qui n’en a pas.
De même, si pour des raisons personnelles, vous ne souhaitez pas avoir
recours à une AMP vous pouvez toutefois envisager d’emblée
une adoption pour réaliser votre projet parental.
Si vous le souhaitez, vous pouvez consulter et télécharger ce guide
en cliquant sur le lien ci-après : Guide
de l'adoption. |
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Si vous ne comprenez pas un terme technique, consultez le glossaire. |
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