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QUELQUES
QUESTIONS SOUVENT POSÉES |
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QUELLES
SONT LES CHANCES DE SUCCÈS
DE L’AMP ? |
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Après
une insémination
L’acte clinique d’insémination n’est pas soumis à agrément.
Il est donc difficile de
connaître le nombre exact d’inséminations réalisées
en France.
Cependant toutes les inséminations effectuées avec du sperme
préparé nécessitent
le concours d’un laboratoire agréé qui doit déclarer
annuellement le nombre de préparations
réalisées et ses résultats. On estime toutefois que
l’insémination multiplie
par deux les chances de grossesses chez les couples hypofertiles.
L’association insémination + stimulation par les gonadotrophines
multiplie par cinq
environ les chances de succès (si un couple ayant une infertilité inexpliquée
depuis
deux ans a un taux de fécondité par mois de 4 %, ses chances
de grossesse par cycle
de traitement associant stimulation par FSH et IIU se trouvent élevées à 20
%).
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Après
une FIV ou une ICSI
L’objectif de l’AMP est d’obtenir une grossesse
permettant la naissance d’un enfant.
La FIV ne permet pas toujours d’atteindre cet objectif.
Un couple n’ayant aucun
problème de fécondité a 25 % de chances
d’obtenir une grossesse lors d’un cycle
naturel. Chaque couple est un cas particulier. Le nombre de
ponction continue à
augmenter.
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Après FIV le taux
de réussite varie en moyenne entre 20 et 25 % de grossesse
par
cycle qui aboutissent dans 16,5 % des cas à la naissance d’au
moins un enfant.
Ces résultats varient selon l’origine de la stérilité et
de la technique utilisée. Il peut
arriver que l’on ne retrouve pas de cause à l’infertilité malgré les
nombreux examens
pratiqués chez l’un ou l’autre des partenaires. |
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Afin de mettre toutes les chances
de votre côté, il faut avoir à l’esprit
que les
techniques d’Assistance médicale à la procréation
nécessitent de votre part
beaucoup de patience et de persévérance.
Il vous faudra suivre les conseils de l’équipe médicale,
suivre les traitements prescrits
et accepter les examens proposés afin de vous donner le
maximum de chances.
Tout ceci demande une grande disponibilité et la participation
des deux conjoints. |
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QUELS SONT LES ÉCHECS LES PLUS FRÉQUEMMENT
RENCONTRÉS ? |
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• Une
réponse ovarienne
trop faible ou trop forte à la stimulation par FSH.
La réponse ovarienne est imprévisible. Elle peut être
insuffisante aux doses de
produits utilisées, et ne pas répondre à une
augmentation des doses au cours du
cycle. Dans ce cas votre médecin sera peut-être amené à arrêter
la stimulation
pour recommencer une nouvelle stimulation avec une dose plus élevée
lors d’un
cycle ultérieur. A l’inverse, votre réponse à la
stimulation peut être trop forte.
L’équipe médicale devra peut-être interrompre
le traitement pour le recommencer
avec des doses plus modérées lors d’un cycle
ultérieur.
• Une ponction ovarienne qui
ne ramène aucun ovocyte
(c’est exceptionnel).
Tous les follicules observés en échographie ne contiennent
pas forcément
un ovocyte.
• Les ovocytes recueillis ne
présentent pas toujours
les caractéristiques de maturité
et d’aspect permettant leur mise en fécondation. Il
faut savoir que tous les
ovocytes recueillis ne sont pas mûrs et fécondables.
La qualité des ovocytes influe
sur les résultats de l’AMP.
• Une absence de fécondation. Malgré la
mise en contact d’ovocytes et de
spermatozoïdes présentant des caractéristiques
satisfaisantes, la fécondation peut ne pas se produire. Cette
absence de fécondation peut être la cause de
l’infertilité. La FIV présente alors un intérêt
diagnostique. L’ICSI peut être proposée
pour pallier cet échec de fécondation.
• Un arrêt de la division
cellulaire. Une fois la fécondation
obtenue, l’embryon
peut ne pas se développer. Dans ce cas, il ne pourra pas y
avoir de transfert dans
l’utérus. Tous les ovocytes fécondés n’évoluent
pas en embryons. Le développement
de l’embryon peut rester bloqué à un stade précoce.
• Une absence d’implantation des embryons dans l’utérus. L’échec d’implantation
est la cause d’échec la plus fréquente. Parfois
la qualité de l’endomètre est
mise en cause mais le plus souvent aucune cause n’est retrouvée.
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QUELS SONT LES RISQUES DE FAUSSES COUCHES ? |
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Le nombre de fausses couches n’est pas négligeable
(10 à 15 % dans les grossesses
après FIV). Dans tous les cas, on recherche l’origine
de la fausse couche. Le plus
souvent aucune cause majeure n’est retrouvée.
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Y A-T-IL
UN NOMBRE LIMITÉ DE
TENTATIVES D’AMP ?
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Aucun texte ne prévoit
un nombre limite de tentatives d'AMP. Cependant le guide
des bonnes pratiques publié par arrêté ministériel
préconise un maximum de
six cycles d’inséminations. Au-delà de ce chiffre,
il est souvent proposé de faire une
fécondation in vitro.
De même après quatre échecs de FIV, avec ou
sans micro-injection, il est souhaitable
d’analyser à nouveau le dossier médical et
biologique avant de recommencer une
nouvelle tentative. |
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SUR QUELS
CRITÈRES CHOISIT-ON
LES EMBRYONS À TRANSFÉRER
OU À CONGELER ? |
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Le premier critère est un critère
morphologique. Les ovocytes puis les embryons sont
observés par le biologiste au microscope et classés
en fonction de leur aspect.
Le deuxième critère est un critère d’évolutivité basé sur
l’observation des divisions
cellulaires de l’embryon in vitro. Seuls les embryons présentant
des caractéristiques
et une évolutivité satisfaisantes sont transférés
lors du cycle de FIV ou congelés en
vue d’un transfert lors d’un cycle ultérieur.
Les embryons ne répondant pas à ces critères
ne seront ni transférés ni conservés. |
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QUELS SONT
LES AVANTAGES DE LA CONGÉLATION
DES EMBRYONS
NON TRANSFÉRÉS ? |
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Lors d'une FIV avec
ou sans micromanipulation on obtient souvent plus de deux ou
trois embryons évolutifs. Afin de limiter le risque de grossesse
multiple et de
prématurité, on ne transfère généralement
que deux embryons, pas plus de trois en
tout cas (sauf cas particulier).
La congélation des embryons non transférés
lors du cycle de la ponction permet des
transferts lors d'un cycle ultérieur sans avoir besoin d'une
nouvelle ponction. Même
si le taux de grossesse obtenu après décongélation
est légèrement inférieur à celui obtenu
avec des embryons « frais », cette pratique augmente
les chances de
grossesse à partir d'une même ponction. Une tentative
de FIV peut donc permettre
parfois deux ou trois transferts à partir d'une seule ponction. |
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LE COUPLE
PEUT-IL REFUSER LA CONGÉLATION
DE SES EMBRYONS ? |
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Oui. Vous devez exprimer
clairement votre choix par écrit, acceptation ou refus,
avant la mise en oeuvre de la FIV. Mais attention, le refus de
la congélation peut
avoir une incidence sur les résultats de la tentative.
Si vous acceptez la congélation, tous les ovocytes recueillis
seront mis en fécondation,
ce qui vous donne un maximum de chances d'obtenir des embryons.
Si
vous refusez la congélation, un nombre maximum de trois
ovocytes seulement
serait mis en fécondation. Or tous les ovocytes ne sont
pas forcément fécondés.
La limitation à trois du nombre d'ovocytes mis en fécondation
fait courir le risque
de ne pas obtenir d’embryon. C'est donc une décision
qui mérite une réflexion approfondie.
Il ne faut pas hésiter à en parler avec l’équipe
médicale qui vous suit. |
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QUEL EST
LE DEVENIR DES EMBRYONS CONGELÉS
? |
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La loi du 7 Août 2004 autorise
la congélation des embryons non transférés
lors du
cycle d’AMP.
Chaque année vous aurez à informer par écrit
le biologiste agréé qui conserve vos
embryons de l'évolution de votre projet parental. En cas
de maintien de ce projet,
vous pouvez demander le renouvellement de la conservation de vos
embryons.
Pour les couples n'ayant plus de projet parental, ils peuvent consentir
:
• à ce que leurs embryons soient accueillis par un autre
couple ;
• ou qu’ils fassent l’objet d’une recherche
biomédicale dans les conditions
et les limites fixées par la législation en vigueur
;
• ou qu’il soit mis fin à leur conservation.
Dans tous les cas votre consentement ou votre demande doit être
exprimée par écrit
et faire l’objet d’une confirmation écrite après
un délai de réflexion de trois mois.
Dans le cas où l’un des deux membres du couple consultés à plusieurs
reprises ne
répond pas à l’appel du biologiste, il sera mis
fin à la conservation de l’embryon si
la durée de celle-ci est supérieure à cinq ans.
Il en sera de même en cas de désaccord
des membres du couple sur le maintien ou le devenir des embryons.
Dans le cas de l’accueil d’embryons par un autre couple,
si cet accueil n’a pu être
réalisé dans un délai de cinq ans suivant
la signature du consentement, il sera mis
fin à la conservation des embryons. |
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NOS EMBRYONS
PEUVENT-ILS ÊTRE UTILISÉS
POUR LA RECHERCHE ? |
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La recherche sur l’embryon est
interdite. Cependant, à titre exceptionnel, lorsque
le couple y consent, des études peuvent être autorisées
sous réserve qu’il ne s’agisse
pas de clonage ou de techniques portant atteinte à l’intégrité de
l’embryon.
L’embryon ayant été l’objet d’une recherche
ne pourra être transféré à des fins
de grossesse.
Ces recherches font l’objet d’une surveillance et d’un
encadrement très stricts par les
autorités de santé compétentes. |
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QUELLES
SONT LES CONSÉQUENCES ÉVENTUELLES
DE L’AMP
CHEZ L’ENFANT À NAÎTRE ? |
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De nombreuses enquêtes ont été entreprises
pour répondre à cette question.
Elles ont toutes donné des résultats très rassurants.
Il n’y a pas plus d’anomalies
observées chez les enfants nés après FIV que
chez les enfants nés selon le processus
naturel.
Les dernières études menées chez les enfants
nés après ICSI semblent donner les mêmes résultats.
L’ICSI étant plus récente, les spécialistes
restent vigilants et les études se poursuivent, en particulier
chez les enfants dont les pères sont porteurs d’anomalies
génétiques.
La congélation n’occasionne pas d’anomalies de
l’embryon ou du foetus. |
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À QUOI SERVENT LES DOSAGES DANS
LE SANG DEMANDÉS
PAR LE GYNÉCOLOGUE ? |
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Ils sont indispensables pour établir
le diagnostic mais également pour le suivi des
traitements. Des prélèvements de sang sont nécessaires à différentes étapes
de
l’AMP. Le laboratoire dose les hormones sécrétées
par différentes glandes de votre
organisme.
Chez la femme :
• La réserve ovarienne sert à apprécier
le fonctionnement de l’ovaire. Elle est évaluée
grâce à des dosages faits en tout début de
cycle (2e ou 3e jour des règles).
Cet examen sanguin est couplé à une échographie
effectuée le même jour qui
permet de compter le nombre de follicules se développant à la
surface de l’ovaire.
On dose l’estradiol, la FSH, la LH. Plus récemment on
a proposé d’y associer soit
des dosages de l’inhibine ou de l’hormone antimullérienne.
• L’estradiol est sécrété par les
cellules qui entourent l’ovocyte. Lors de la stimulation
ovarienne, les follicules produisent de l’estradiol qu’on
peut doser dans le
sang. Ceci permet d’apprécier le degré de maturité des
follicules observés à
l’échographie et de guider le médecin dans
le choix du jour de déclenchement de
l’ovulation.
• La progestérone
est la preuve de la survenue de l’ovulation qu’elle
soit spontanée ou en réponse à une stimulation.
Lors de l’ovulation spontanée, à la place de
l’ovocyte, il se forme une glande : le corps jaune qui sécrète
la progestérone. Lors d’une FIV, la ponction des ovocytes
est suivie de la formation du corps jaune à la surface de
l’ovaire, comme après une ovulation spontanée.
Chez l’homme : on
dosera la testostérone pour s’assurer
que les quantités
d’hormones mâles sécrétées par le
tissu testiculaire sont suffisantes.
Chez les deux membres du couple : on
peut être amené à doser
aussi les gonadotrophines
hypophysaires (FSH et LH) lorsqu’on a des raisons de craindre
un
mauvais fonctionnement de l’hypophyse, des ovaires ou des testicules.
Certains
de ces dosages (l’estradiol notamment) doivent être
répétés plusieurs fois
au cours d’un même cycle. Ils permettent de déterminer
le moment où il faut
déclencher l’ovulation. |
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FAUT-IL
RESPECTER UN DÉLAI ENTRE
DEUX TENTATIVES D’AMP ? |
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Les inséminations
artificielles peuvent être réalisées lors de
cycles successifs. Cependant, le délai nécessaire
pour établir
le diagnostic d’une grossesse fait que
les inséminations sont effectuées en réalité un
cycle sur deux. Au bout de quatre à
six cycles, sans grossesse, il est licite d’avoir recours à la
FIV.
La fécondation in vitro étant une technique plus contraignante,
elle ne peut pas être
répétée aussi souvent. On laisse généralement
deux ou trois cycles sans traitement
hormonal entre deux interventions successives. On peut donc réaliser
deux ou
trois tentatives de FIV au maximum par an. Cette fréquence
est la même pour l’ICSI.
Il n’y a pas de hiérarchisation des techniques. Seules
les données du dossier
médical permettront à l’équipe clinico-biologique
de choisir la technique la plus
adaptée à votre situation. |
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LE REPOS
EST-IL NÉCESSAIRE APRÈS
UNE INSÉMINATION
OU UN TRANSFERT D’EMBRYONS ? |
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Quelle que soit la technique d’AMP,
la femme peut (sauf cas très particuliers)
reprendre des activités normales. Le repos systématique
n’améliore en rien les
résultats. Il est même préférable pour
le moral du couple de ne pas rester à attendre
inactifs, ce qui favorise le stress et l’anxiété. |
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QUELS SONT
LES EFFETS INDÉSIRABLES
QUE L’ON OBSERVE LORS
DES TRAITEMENTS D’AMP ? |
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Les techniques d’AMP décrites
ci-dessus comportent deux risques particuliers que les
médecins s’efforcent de réduire autant qu’il
est possible :
• une réponse excessive de l’ovaire aux traitements
: on parle d’hyperstimulation
ovarienne ;
• le risque de grossesses multiples.
L’hyperstimulation ovarienne peut être plus ou moins
importante.
La réponse à la stimulation est variable d’une
femme à l’autre, mais également chez une même
femme, d’un cycle à l’autre. C’est pourquoi
le suivi médical du traitement hormonal est capital. Ce suivi
médical se fait essentiellement par des dosages d’estradiol
dans le sang et par des échographies des ovaires. L’hyperstimulation
se caractérise par le développement au sein de l’ovaire
de follicules trop nombreux. Les ovaires deviennent douloureux.
Cette douleur allant en s’accentuant, une hospitalisation
est parfois nécessaire dans les cas extrêmes. N’hésitez
pas à contacter votre équipe médicale si c’est
le cas.
Les grossesses multiples ne doivent pas être considérées
comme une réussite. En
effet, ces grossesses dites gémellaires (deux foetus) et plus
encore, les grossesses
triples (trois foetus) ou davantage, exposent les foetus et la mère à toutes
sortes de
complications. Le risque de fausse couche n’est pas négligeable
et le nombre d’accouchements
prématurés est augmenté. Ce risque de prématurité pose
le problème
du risque vital pour ces enfants.
C’est pourquoi, lors d’insémination artificielle,
on limite la dose d’hormone administrée,
afin d’obtenir un petit nombre de follicules. En cas de développement
de plus
de trois follicules, le traitement sera arrêté et l’insémination
suspendue. Il faut
respecter les consignes fournies alors par votre médecin. L’abstinence
sexuelle ou les
rapports protégés sont conseillés pour éviter
une grossesse multiple.
Lors de la fécondation in vitro ou d’une ICSI avec transfert
d’embryons, il est habituel
maintenant de limiter le nombre d’embryons à deux. Plus
rarement, l’équipe
clinico-biologique peut être amenée à envisager
un transfert d’un nombre supérieur
d’embryons en fonction du rang de la tentative et des résultats
des tentatives
précédentes. Le transfert d’un seul embryon est
pratiqué dans quelques rares indications
d’infertilité.
En dehors de ces deux situations particulières, les traitements
d’AMP s’accompagnent
en général de petits désagréments associés, à savoir
:
• des maux de tête, des bouffées de chaleurs, une
prise de poids modérés
secondaire au traitement de stimulation ovarienne ;
• des douleurs abdominales modérées dans les heures
qui suivent la ponction.
Enfin, la ponction ovarienne est un geste chirurgical et doit donc
toujours être
précédée par une consultation avec un anesthésiste. |
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PEUT-ON
BÉNÉFICIER D’UNE
PRISE EN CHARGE EN AMP LORSQU’ON EST
PORTEUR D’UNE INFECTION VIRALE ? |
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Oui. L’arrêté du 10
Mai 2001 précise les conditions de prise en charge des couples
porteurs d’une infection virale dans les centres d’AMP
français répondants aux
critères définis pour assurer une telle activité. |
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LES INTERVENTIONS
D’AMP SONT-ELLES
REMBOURSÉES
PAR LA SÉCURITÉ SOCIALE ? |
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D’une façon générale,
mais selon des modalités qui peuvent varier suivant l’organisme
social auquel vous êtes rattaché, il existe des possibilités
de prise en charge.
Le Code de la Sécurité sociale prévoit explicitement
le remboursement à 100 %
(« exonération du ticket modérateur »)
pour les « investigations nécessaires au diagnostic de
la stérilité et pour le traitement de celle-ci, y compris
au moyen de
l’insémination artificielle, et de la fécondation
in vitro ou de l’ICSI.
Pour bénéficier d’exonération (ou de remboursement)
le couple doit, dans un
premier temps, obtenir de son médecin traitant un certificat
médical qui sera
adressé au centre de Sécurité sociale. Le médecin
conseil du centre peut souhaiter
rencontrer le couple avant de donner son accord. Il faut donc s’attendre à une
convocation. Le centre doit donner sa réponse dans un délai
d’un mois en envoyant
une notification d’exonération.
La notification d’exonération évite au couple,
en règle générale, de devoir faire
l’avance des frais liés au traitement et aux examens réalisés.
Si un paiement partiel est demandé par l’établissement
ou le laboratoire qui assure
les prestations, les sommes versées seront ultérieurement
remboursées par la
Sécurité sociale à hauteur du tarif conventionnel.
Attention toutefois ! Il arrive que soient prescrits des actes « hors
nomenclature »
ou qu’il y ait des dépassements d’honoraires pour
les actes médicaux, ceux-ci ne
seront pas remboursés. Certaines caisses d’assurance complémentaire
ou mutuelles
couvrent une partie des dépassements d’honoraires. Renseignez-vous
!
La Sécurité sociale rembourse classiquement six tentatives
d’insémination intrautérine.
Au-delà, la caisse d’assurance maladie peut demander un
contrôle avant de
renouveler la prise en charge.
Dans le cas d’une FIV ou d’une ICSI, la prise en charge
est classiquement prévue pour
quatre tentatives. Au-delà de ce chiffre la caisse dont vous
dépendez analyse toute
nouvelle demande de prise en charge au cas par cas.
Ce qui définit une « tentative » c’est la
ponction des follicules mûrs, suivie d’un
transfert d’embryons, quel que soit le nombre de transferts réalisés à partir
de cette
ponction. Donc si une ponction ovarienne permet d’obtenir plus
d’embryons qu’il
n’en sera utilisé pour un premier transfert et si les
embryons en surnombre sont
congelés pour un ou plusieurs transferts ultérieurs,
ceci ne comptera que pour
UNE tentative.
L’accord de la caisse de Sécurité sociale est à demander
avant chaque « tentative »
de FIV ou d’ICSI.
Il en est de même dans le cas d’AMP avec recours à un
tiers donneur (sperme ou
ovocyte).
Enfin, certaines caisses d’assurance complémentaire
ou mutuelles acceptent parfois
de couvrir une partie des dépassements d’honoraires. Renseignez-vous
auprès de
votre organisme assureur ou de votre mutuelle. |
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Si
vous ne comprenez pas un terme technique, consultez le glossaire. |