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La fécondation a normalement
lieu
dans les trompes où l’ovocyte reste
quelques heures après l’ovulation. La
remontée des spermatozoïdes vers les
trompes est rendue possible par le flagelle,
un long cil mobile, dont il se sert
comme d’une godille pour avancer à
travers la glaire cervicale d’abord, puis à travers
l’utérus et la trompe.
Tous les spermatozoïdes déposés
dans le vagin (il y en a des millions) n’atteignent
pas les trompes, loin de là. On
estime à 150 000 environ ceux qui
atteignent l’extrémité de la trompe où
se trouve l’ovocyte.
L’ovocyte est protégé par
une enveloppe translucide (la zone pellucide) à laquelle s’attachent
quelques dizaines de
spermatozoïdes. Parmi ceux-là, un seul pénétrera
dans l’ovocyte. Aussitôt après, la
zone pellucide se transforme pour devenir une barrière infranchissable.
Les autres
spermatozoïdes n’ont plus aucune chance d’y pénétrer.
Pour
qu’il y ait fécondation, il faut qu’ovocyte
et spermatozoïdes se rencontrent au
bon moment. Il faut au moins une trompe fonctionnelle qui ne gêne
pas leur rencontre.
Le rapport sexuel doit se produire lors de la période d’ovulation.
L’ovocyte
n’est fécondable que dans les 24 heures qui suivent
l’ovulation. Les spermatozoïdes
sont susceptibles de rester fécondants dans les voies génitales
de la femme, pendant
quatre à cinq jours. Ceci fait qu’une femme est fécondable
quelques jours par mois
seulement.
Il faut aussi que l’ovocyte et les spermatozoïdes
soient de bonne qualité. De plus,
un nombre de spermatozoïdes suffisant présentant une
mobilité correcte est nécessaire à la
rencontre des gamètes.
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