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Le guide de l'AMP

   LA REPRODUCTION NATURELLE
Comment fonctionnent ces organes ?
Il ne faudrait pas croire que les organes génitaux fonctionnent de façon autonome. Leur activité est très étroitement contrôlée à distance, par le cerveau et par diverses glandes qui sécrètent des hormones. Ces mécanismes de contrôle sont essentiels à connaître parce qu’ils donnent aux médecins les moyens qui leur permettent d’intervenir en cas de dérèglement.
 

Chez la femme

A la naissance, les ovaires ont déjà leur stock définitif d’ovocytes, plusieurs centaines de milliers, dont quelques centaines seulement deviendront fécondables.

Les cycles menstruels qui apparaissent à la puberté traduisent une activité des ovaires. Cette activité est régulée par des hormones sécrétées par une petite glande située sous le cerveau : l’hypophyse. Ces hormones hypophysaires sont appelées « les gonadotrophines », hormones qui vont agir sur les gonades. Il y a deux gonadotrophines, désignées par les abréviations d’origine anglaise : FSH et LH. Elles sont transportées, dans le sang circulant, de l’hypophyse jusqu’aux deux ovaires où elles provoquent divers effets, suivant une séquence bien établie.

La FSH stimule au sein de l’ovaire des « follicules » formés chacun d’un ovocyte et d’une couronne de cellules. A chaque cycle, plusieurs follicules répartis entre les deux ovaires répondent à la stimulation par la FSH. Mais après quelques jours, l’un de ces follicules continue son développement, tandis que les autres régressent. Ce follicule appelé « follicule dominant », est le seul qui arrivera à maturation. Il contient l’ovocyte susceptible d’être fécondé lors d’un cycle naturel. Exceptionnellement, il arrive que plusieurs follicules, « follicules dominants », se développent.

Sous l’effet de la FSH, le « follicule dominant » grossit et les cellules folliculeuses qui le composent sécrètent un liquide, le liquide folliculaire, stocké au centre du follicule. L’ovocyte apparaît alors excentré à l’intérieur du follicule qui fait saillie à
la surface de l’ovaire. Le follicule peut atteindre un diamètre de 2 cm. C’est alors qu’intervient l’autre gonadotrophine, la LH. Son arrivée jusqu’au follicule dominant provoque l’ouverture du follicule à la surface de l’ovaire. L’ovocyte est expulsé, entouré de quelques cellules : c’est l’ovulation.

L’ovocyte ainsi libéré de l’ovaire est capté par les trompes dans lesquelles il va rester quelques heures jusqu’à une fécondation éventuelle. S’il n’y a pas fécondation, il se résorbe et est éliminé.

A côté des hormones hypophysaires, il faut dire un mot des hormones ovariennes. En effet, le tissu ovarien produit lui aussi des hormones qui, passant dans le sang, vont agir à distance sur divers organes : les organes génitaux de la femme, l’utérus notamment, les seins, mais aussi la peau, le squelette… et l’hypophyse.

Les hormones produites par les ovaires sont essentiellement l’estradiol pendant la première phase du cycle et la progestérone en deuxième partie du cycle. L’estradiol est produit sous l’effet de la FSH par les cellules folliculaires, au cours de la maturation des follicules. La progestérone est produite par une glande, « le corps jaune », qui se forme après l’ovulation dans l’espace libéré par l’ovocyte à la surface de l’ovaire. La progestérone stimule le développement de la muqueuse de l’utérus, appelée endomètre, pour la préparer à recevoir l’éventuel embryon.

Le corps jaune est une structure provisoire : s’il n’y a pas fécondation, il s’arrête de fonctionner au bout de 12 à 14 jours en ne laissant qu’une petite trace à la surface de l’ovaire. Il se forme un nouveau corps jaune à chaque cycle. En cas de début de grossesse, le corps jaune persiste sous l’effet des hormones sécrétées par l’embryon.

L’estradiol sécrété par le follicule est transporté jusqu’à l’hypophyse. En fonction du taux d’estradiol, l’hypophyse libère une quantité plus ou moins importante de FSH qui va, à son tour, réguler l’activité de l’ovaire.
Chez l’homme

Les spermatozoïdes sont produits dans les tubes séminifères de façon continue, depuis la puberté jusqu’à un âge très avancé. Il n’y a théoriquement pas d’arrêt total de la formation des spermatozoïdes chez l’homme. C’est la FSH, la même hormone hypophysaire que chez la femme, qui stimule la production des spermatozoïdes.

L’autre gonadotrophine hypophysaire, la LH, existe aussi chez l’homme. Elle agit sur les cellules des testicules qui sécrètent la testostérone.

Chez l’homme, la production des gonadotrophines n’est pas cyclique, comme chez la femme. Elle est continue.

Si vous ne comprenez pas un terme technique, consultez le glossaire.